En révision

Une fois de plus, je révise mon roman. Après plusieurs mois de repos (le temps pour quelques éditeurs de me signifier leur refus de le publier), je l’ai relu intégralement et repéré les modifications envisageables. Je comprends mieux mes personnages (ils m’émeuvent encore…), et cela aussi suppose des reprises.

Quelques lecteurs (et un éditeur) ont fait état de redites.L’une d’elles trouve son origine dans une panne d’écriture. Je ne savais pas comment continuer mon histoire. J’ai demandé à mes personnages principaux de récapituler les événements passés et de trouver eux-mêmes la suite de l’histoire. Le blocage a été levé. Les pages qui en ont résulté ne sont pas mauvaises, mais le moment est venu de les laisser de côté. Et donc je coupe, je taille, j’élague, j’allège et je laisse davantage de travail aux lecteurs, qui ne sont pas stupides.

À chaque relecture, je suis attristé par la quantité de répétitions que j’ai laissées. Je trouve des solutions dans un excellent dictionnaire des synonymes en ligne. Les adverbes sont un autre problème, ils poussent partout, un vrai chiendent qui réussit à passer inaperçu… pour ainsi dire presque toujours. J’en ai supprimé un bon paquet dans ce texte-ci, mais il en reste… encore beaucoup trop.

Ma machine à écrire

Ce sont des heures et des heures de travail. J’émonde et je taille avec mon petit sécateur numérique. Chaque mot biffé est une petite victoire. Hier, j’ai embarqué ma machine à écrire et une partie du manuscrit dans un long voyage en train, car le wagon restaurant des ICN est mon espace de coworking de prédilection. J’ai mangé à Saint-Gall et visité l’exposition Double Take de la Fondation suisse pour la photographie à Winterthour. Des heures de train, des heures de révision, dans un espace confiné mais agréable, la musique dans mes oreilles si les conversations autour de moi me dérangent.

À la maison, il y a tellement d’autres choses à faire…